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Poisson : doit-on s’inquiéter du mercure?

Consommer du poisson est une bonne chose. Mais à quelle fréquence et surtout, quel poisson est le meilleur?

Les professionnels de la santé recommandent la consommation d’au moins deux repas de poisson par semaine.

Isabelle Huot FMCoeur

Isabelle Huot

 La consommation de cet aliment est associée à une réduction du risque de maladies cardiovasculaires, voire à une meilleure santé mentale. Favorisant le bon fonctionnement des systèmes immunitaire, hormonal et circulatoire, le poisson est un must pour la santé cardiovasculaire. Il diminue les triglycérides sanguins, rend le sang plus fluide, prévenant ainsi la formation de caillots, et réduit la pression artérielle. Les poissons plutôt gras, comme la truite, les sardines, le thon, le saumon et le maquereau, sont à privilégier.

C’est leur teneur en oméga-3 qui expliquerait en grande partie leur pouvoir protecteur. Si les bénéfices salutaires du poisson font l’unanimité, plusieurs craignent l’exposition au mercure. Doit-on réellement s’inquiéter et limiter sa consommation de produits marins?

Le mercure provient essentiellement des activités industrielles. Il est assimilé par les végétaux et transformé au fond des eaux en méthylmercure, une forme particulièrement toxique du mercure. Il se concentre de plus en plus tout au long de la chaîne alimentaire, si bien que les gros poissons prédateurs en sont particulièrement concentrés. La consommation fréquente de poissons riches en mercure peut amener une toxicité, surtout chez les enfants et les femmes enceintes. Malgré tout, nul besoin de se priver d’un aliment aussi sain qui, en plus des oméga-3, apporte de la vitamine D, de l’iode et du sélénium, tout en étant faible en gras saturés. Tout est dans la variété!

Des limites sont émises par Santé Canada, notamment pour la barbotte, le crapet, l’esturgeon, la lotte, la perchaude, le thon, le requin, l’espadon, le doré et le brochet. Quant aux poissons en conserve, seul le thon blanc s’inscrit dans la liste à surveiller, et ce, uniquement chez les enfants et les femmes enceintes. Sachant que les variétés de poissons à surveiller ne sont pas les plus consommées au pays et que plusieurs peuvent l’être librement (omble de fontaine, aiglefin, plie, maquereau, saumon, truite, tilapia, etc.), le risque d’exposition important est faible. En mangeant du poisson deux à quatre fois par semaine en s’assurant de varier ceux consommés, on obtient beaucoup plus de bénéfices que de risque.

 

Limite Espèces de poisson
Aucune Aiglefin, alose savoureuse, anchois, capelan, crabe, crevette, éperlan arc-en-ciel, goberge, grand corégone, hareng, huître, maquereau, merlu, moule, omble de fontaine, palourde, plie ou sole, poulamon atlantique, saumon, sébaste, tilapia et truite

Adultes en santé : Aucune

Femmes enceintes ou allaitantes : 300 g/semaine

Enfants de 5 à 11 ans : 150 g/semaine

Enfants de 4 ans et moins : 75 g/semaine

Thon blanc en conserve

Adultes en santé : 187,5 g/semaine

Femmes enceintes ou allaitantes : 300 g/semaine

Enfants de 5 à 11 ans : 150 g/semaine

Enfants de 4 ans et moins : 75 g/semaine

Barbotte, crapet, esturgeon, lotte, meunier et perchaude

Adultes en santé : 150g/semaine

Femmes enceintes ou allaitant : 150g/mois

Enfants de 5 à 11 ans : 125g/mois

Enfants de 4 ans et moins : 75g/mois

Escolier, espadon, hoplostète orange, marlin, requin, et thon frais ou congelé

Adultes en santé : 375g/mois

Femmes enceintes ou allaitant et enfants: À éviter

Achigan, brochet, doré, maskinongé et touladi

Mes conseils :

  • Manger au moins 150 g de poisson par semaine, idéalement 300 g (équivaut à deux à quatre portions de 75 g chacune par semaine).
  • Varier les types de poissons consommés.
  • Utiliser des modes de cuisson sains (poché, grillé, papillote, au four).
  • Choisir des poissons issus de la pêche durable.

 

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