Single Blog Title

This is a single blog caption
Natasha Matthews

« Parfois, j’ai l’impression que mon papa est mort pour que les médecins se penchent sur mon cas. »

Âgée de 10 ans, Natasha Matthews compte sur la recherche en génétique pour vaincre la maladie du cœur qui a fauché son père. Voici son histoire.

Je m’appelle Natasha Matthews, et j’habite la petite ville de Glencoe, dans le sud-ouest de l’Ontario. J’avais six ans lorsque ma mère a remarqué que quelque chose n’allait pas chez moi. Nous sommes alors allées consulter de nombreux médecins.

Ils ont découvert que mon aorte, le principal vaisseau sanguin du cœur, était élargie. Après de nombreux tests, j’ai reçu un diagnostic de dilatation de l’anneau aortique et de prolapsus valvulaire mitral. Je subis actuellement d’autres tests pour déterminer si je suis atteinte du syndrome de Marfan. Bref, mon cœur ne fonctionne pas tellement bien.

On pourrait dire que je ne l’ai pas eu facile, mais si l’on considère la plupart des autres maladies du cœur, par exemple un souffle au cœur ou un cancer, je ne m’en sors pas trop mal.

Cela dit, comprenez-moi bien : mon aorte pourrait se rompre à tout moment. C’est comme ça que mon père est mort.

J’avais deux ans lorsque son aorte s’est rompue et que le sang a inondé le péricarde enveloppant son cœur, causant ainsi une crise cardiaque fatale. Il est parti rapidement. Parfois, j’ai l’impression qu’il est mort pour inciter les médecins à se pencher sur mon cas, car il s’agit d’un trouble héréditaire.

Mon cœur m’empêche de faire certaines activités physiques. Mais, à mon grand bonheur, je peux participer à Sautons en cœur. Ma famille fait toujours un don à la Fondation des maladies du cœur et de l’AVC dans l’espoir que les maladies du cœur deviennent un jour une chose du passé.

Je suis encore très jeune et ma mère et moi pensons que nous avons trouvé une solution temporaire à mon problème. Mon nom a été ajouté à une liste d’attente à l’hôpital pour enfants malades de Toronto (SickKids) au cas où mon aorte commencerait à se rompre. Pour l’instant, je prends des bêtabloquants pour ralentir ma fréquence cardiaque et empêcher mon aorte de s’élargir davantage.

Quand je serai grande, j’aimerais être enseignante,  mais pour l’instant, je vis un jour à la fois. J’ai beaucoup de chance de me réveiller chaque matin auprès de ma merveilleuse famille!

Nous sommes heureux de vous faire part de l’histoire de Natasha et encore plus heureux de savoir que, depuis qu’elle nous a écrit, elle a reçu de bonnes nouvelles de la part de son cardiologue. Son aorte est demeurée stable depuis qu’elle a commencé à prendre des bêtabloquants, ce qui signifie qu’elle peut maintenant pratiquer de nouveaux sports, comme la course et le volleyball. Pour célébrer la bonne nouvelle, Natasha a été recrutée dans l’équipe de volleyball de son école. Félicitations!

Natasha prend toujours des bêtabloquants comme mesure préventive, et sa famille et ses médecins surveillent de près son état à mesure qu’elle augmente son niveau d’activité physique.

  • Aidez les familles comme celle de Natasha en appuyant les chercheurs qui tentent de déchiffrer le code génétique des maladies du cœur. Faites un don dès maintenant.
Nous acceptons les commentaires sur nos articles, mais vous prions d’éviter l’utilisation de propos dégradants et de demeurer courtois et respectueux envers les opinions des autres. La Fondation des maladies du cœur et de l’AVC se réserve le droit de supprimer les commentaires non conformes à sa politique.

Laisser un commentaire