Single Blog Title

This is a single blog caption
Cerveau sur le fond médical bleu avec de l'ADN et l'ecg.

Vos gènes, votre cœur, votre cerveau

Les antécédents familiaux de maladies du cœur et d’AVC peuvent doubler votre risque. Voici comment vous pouvez vous protéger.

Dr Robert Hegele

Dr. Robert Hegele

Le lien qui relie la génétique aux maladies du cœur et à l’AVC est primordial, et les chercheurs ne ménagent pas les efforts pour le comprendre. Son rôle est crucial, car vos antécédents familiaux doublent votre risque. C’est aussi simple que ça. 

Le Dr Robert Hegele, endocrinologue et professeur de médecine et de biochimie à l’Université Western, a consacré une grande partie de sa carrière à étudier l’influence des gènes sur les maladies du cœur. Nous lui avons demandé de nous expliquer comment la recherche en génétique change notre compréhension des maladies du cœur et de l’AVC et comment elle pourrait avoir une incidence sur le diagnostic, le traitement et la prévention.

L’élaboration d’une carte génétique

Nous savons depuis longtemps que certains gènes peuvent augmenter le risque de maladies du cœur et d’AVC. Selon le Dr Hegele, l’identification de ces gènes constitue un premier pas important.

Prenons par exemple l’hypercholestérolémie familiale. Il s’agit de l’une des maladies héréditaires les plus répandues au pays, touchant une personne sur trois cents. Lorsque vous êtes atteint d’hypercholestérolémie, vous êtes porteur d’un variant génique qui ralentit l’élimination du cholestérol. Un taux élevé de cholestérol peut obstruer vos artères, réduire votre circulation sanguine et, par conséquent, augmenter votre risque de crise cardiaque et d’AVC.

Avant les années 80, les personnes atteintes de cette maladie risquaient d’être victimes d’une crise cardiaque ou d’un AVC dans la trentaine. Après avoir trouvé le gène responsable de l’hypercholestérolémie, les chercheurs ont réussi, en utilisant une substance naturelle provenant d’un champignon, à mettre au point des médicaments qui sont maintenant connus sous le nom de « statines ».

Les statines prolongent considérablement (de quelques décennies) la vie des gens atteints d’hypercholestérolémie familiale. Les chercheurs ont même découvert qu’elles sont aussi bénéfiques pour ceux dont le taux de cholestérol est anormalement élevé, sans pour autant être atteints de cette maladie génétique. Aujourd’hui, plus de quatre millions d’hommes et de femmes partout au pays prennent des statines pour maintenir leur taux de cholestérol dans un intervalle sain et vivre plus longtemps.

L’histoire des statines est un exemple de réalisation attribuable à la recherche en génétique. Le Dr Hegele souligne que ces médicaments si importants aujourd’hui n’existeraient pas si ce type de recherche n’avait pas révélé les causes génétiques de l’hypercholestérolémie.

D’où émergera la prochaine découverte de cette envergure? C’est l’une des questions qui poussent le Dr Hegele et d’autres chercheurs à poursuivre leurs efforts pour résoudre le casse-tête génétique.

Le défi qui nous attend

Jusqu’à maintenant, les chercheurs ont détecté 20 % des gènes liés à l’augmentation du risque de maladies du cœur et d’AVC. Comme nous ne connaissons qu’une partie des gènes responsables de ces affections, les médecins se montrent généralement prudents.

Dans les cas où le gène responsable est connu, il est possible de vérifier s’il a été transmis des parents aux enfants. En général, un enfant a une chance sur deux d’hériter des gènes le prédisposant à la maladie. Dans les cas où un test génétique existe, le dépistage donne une réponse sûre à 100 %.

Dans les autres cas, la solution la plus sûre et la plus logique consiste à mettre au point un plan de dépistage et de prévention afin de réduire le risque au minimum. Pour ce faire, il faut prendre en considération les autres facteurs de risque qui contribuent aux maladies cardiovasculaires, notamment l’hypertension artérielle, l’hypercholestérolémie, le manque d’activité physique et le tabagisme.

En décelant les 70 à 80 % restants des gènes causant les maladies du cœur et les AVC, les chercheurs finiront par mettre au point de nouveaux tests de dépistage, de nouvelles façons de cibler les risques héréditaires et de nouveaux traitements personnalisés.

« Entre temps, ajoute le Dr Hegele, vos gènes ne tracent pas votre destin. L’hérédité est comme une partie de cartes; un joueur habile peut se rendre loin, même lorsque ses cartes ne sont pas à son avantage. Il est toujours possible de remporter la manche et d’avoir une agréable partie. Il suffit de garder son objectif bien en vue et de ne jamais ignorer les obstacles. »

Alors, comment pouvez-vous vous assurer de réussir votre partie?

L’importance des antécédents familiaux

Connaître vos antécédents familiaux est un bon point de départ. Vérifiez les antécédents de santé de votre famille immédiate, c’est-à-dire votre père, votre mère, vos frères, vos sœurs et même vos enfants. Si vous comptez parmi les membres de votre famille un homme de moins de 55 ans ou une femme de moins de 65 ans ayant déjà souffert d’un quelconque type de maladie du cœur, d’AVC ou autre maladie vasculaire, vous pourriez être confronté aux mêmes problèmes.

Si vous savez que vous avez des antécédents familiaux pour ces maladies, vous pouvez prolonger votre espérance de vie en adoptant quelques changements qui pourraient avoir une incidence. Cela ne signifie pas pour autant que vous devez remanier vos habitudes du tout au tout d’un seul coup. Concentrez-vous plutôt sur ce que vous êtes en mesure de faire dans l’immédiat, par exemple manger plus de légumes verts au souper ou prendre l’escalier au lieu de l’ascenseur durant la journée. Les petits efforts s’additionnent et peuvent donner des résultats particulièrement notables chez les personnes génétiquement vulnérables.

Bien que les gènes puissent accroître votre risque, vivre sainement peut contribuer grandement à le contrer et à vous mener vers une meilleure santé.

  •  Prêt à faire de petits pas vers une vie plus saine? Essayez la nouvelle application <30 jours de la Fondation.

 

 

Nous acceptons les commentaires sur nos articles, mais vous prions d’éviter l’utilisation de propos dégradants et de demeurer courtois et respectueux envers les opinions des autres. La Fondation des maladies du cœur et de l’AVC se réserve le droit de supprimer les commentaires non conformes à sa politique.

Laisser un commentaire